Translate // traduire
CANOTIERS.
Album de 676 dessins avec légendes manuscrites, 1859-1861 ; album in-fol. (55 x 44 cm) de 172 pages (plus couvertures) sur lesquelles sont collés 676 dessins de dimensions diverses, dont 555 aquarelles, 41 lavis, 65 dessins à la plume et 15 au crayon (effrangures et déchirures à plusieurs ff., qqs mouill.).
PRéCIEUX DOCUMENT, VéRITABLE BANDE DESSINéE SUR LES DéBUTS DE LA MODE DU CANOTAGE SUR LA SEINE ET DES BAINS AUTOUR DE CROISSY ET à LA GRENOUILLèRE, ET SUR LES PAYSAGES DES BORDS DE SEINE QUELQUES ANNéES AVANT L'ARRIVéE DES IMPRESSIONNISTES. Les deux auteurs de cet album sont un certain VERDIER, le principal rédacteur, dont on apprendra qu'il a étudié à la pension Savary à Passy, qu'il demeure 8 rue Taitbout et qu'il travaillera aux agrandissements de Rueil, et son ami Oscar DUFLOT, qui épouse en 1861 une Éléonore.
Ce sont les deux héros de ces souvenirs de canotage autour de Croissy (Yvelines), de joyeux drilles, qui aiment les plaisanteries, comme en témoignent les légendes des dessins, souvent émaillées de citations littéraires, de références théâtrales ou opératiques.
Leur canot se nomme Le Rouge et le Noir (ils portent une casquette rouge et noire, chemise rouge et veste noire), mais ils utilisent d'autres canots : le Bul Bul (ou Bull Bull), le Kankan et le Petit Poucet. Leur quartier général, pour la table et le coucher, est chez SEURIN-TRUMEAU, À l'Île de Croissy, « pêcheur, marchand de vins, restaurant, chambres meublées, matelottes & fritures, batelier passager », dont 4 factures sont collées dans l'album.
Se joignent à nos deux héros de nombreux amis et dames (parfois désignés par leur prénom : Francisque, Albert, Pauline, etc., des surnoms ou des initiales, comme Mme C.G.), parmi lesquels Nivière, Carcano, les Kelp (de Rueil), Laurenceau (ou Laurençot), Fessard, Pussey, Martini, Mme Mally, Mme Blanc, les journalistes Paul Dollingen, Devernay et Charles Yriarte, Fadard(t), Gustave Leroux, de Perceley, Gancel, Minaux, Henry Herbin, Henry Turpin, Argy, etc.
L'album s'ouvre sur la fin de la partie du Dimanche 23 octobre 1859 (2 dessins), puis les parties du 30 octobre (40e) et du 6 novembre (41e). Suivent les 26 parties de 1860, du 6 mai au 28 octobre. Après des « Souvenirs de Croissy » (1858-1860), vient l'Année 1861, du 21 avril (1re partie) à la 13e partie du 29 septembre 1861, qui termine l'album.Citons intégralement les deux premières parties des 6 et 13 mai 1860, avec mention des dessins [D].
6 mai : « Départ 10h 35 Gare St Lazare. [D : la queue devant le guichet St Germain, Chatou, Rueil].
Rencontre de Jules - Emmanuel, Henry & quelques autres. Eh bien vous allez encore à Croissy - Et votre canot - Amusez-vous bien - Bonjour - Au revoir - Adieu. / [D : l'arrivée] A peine arrivés à la station de Chatou nous tombons dans les bras de la Bande Albert, Paulin, Loulou & Cie. Grande émotion dans le pays. / [D : sortie du canot du hangar] Le canot fait de l'eau. Il faut bien le vider un peu. / [D : arrivée sur l'île] Grand vent - après une courte promenade on doit procéder à un second videment. Et de deux. / [D : promenade] Dans l'île du côté du petit bras. V. Duflot, entends-tu gueuler les rossignols, on ne s'entend plus, c'est dégoûtant. / [D] Verdier a dessiné les saules ornés d'avirons, pavillon & gaffe & autres ustensiles qui ne concernent pas leur état… normal. / [D] Vue intérieure du canot pouvant remplacer une boutique à poisson. Il va falloir le vider. Et de trois. / [D] Le canot amarré - vue des propriétés de Bougival. / [D] Vidons-le donc. / [D] Rencontre de la Bande Albert & Cie - le sexe faible se flanque par terre pour la plus grande joie des 2 équipiers, qui, s'ils ont les pieds à l'eau, ont la tête en feu. / [D : les 2 matelots sur le canot retourné] Il n'y a plus que ce moyen à employer pour être à peu près sec du bas. / [D] Coupe du R et Noir & des 2 matelots qui n'ont jamais été autant sur l'eau. / [D] Tiens voilà la Bande qui saut-de-moutonne. / [D] On paie alors l'absinthe à Pierre & à Seurin. / [D] Attente à la station de Chatou. Rencontre d'Henry, Gustave, Marty, Georges & Emmanuel.
On reparle du Bal de l'hiver ». 13 mai : « [2 dessins de femmes] Souvenir d'hiver, folie agréable dont les grelots résonnent encore dans la tête de Verdier. / [D : compartiment de train] Pussey monte avec nous. Départ 10 h 35 m. temps couvert, vent, vagues, soleil. / [D : façade de Seurin-Trumeau] Un pantalon pour la Blanchisseuse. / [D] Il est bon d'avoir des amis partout ou le chat qui a la queue coupée. / [D] Il y a bien encore un peu d'eau mais il faut que le canot soit magnifique. / [D] Réparation du gouvernail par Seurin. Ceci nous met en retard & nous allons être grondés. / [D] Attente au bord et perte momentanée d'un aviron folâtre. / [D] Vers Chatou. Enfin !...
La voilà la belle des belles, des fleurs des champs ornent sa tête si chère & nos coeurs battent plus fort que la vague le long du frêle esquif ! / [D : scène de boisson] à Bougival chez Mad. Blanc.
On prend la bière avec plus de joie que des croque-morts.
La gaîté la plus vive règne en ce séjour aimé des Dieux, où une fée bienfaisante a bien voulu visiter des mortels. / [D] Prise de cassis chez Gié. Verdier a demandé des voisines croquantes sans penser que pour lui cela faisait double emploi. Tape-à-l'oeil qui nous a suivis n'a pas soif - au contraire. Le jeune Charles s'exerce pour la fête du 15 août où il espère gagner une timbale ou une montre d'argent [le chien pisse et un gamin monte à un arbre]. / [D] Disderi dans sa voiture à Bougival. - Hélas - tout a une fin, notre bon génie nous quitte & nous allons, privés de son influence tutélaire, être en butte à tous les maux ! / [D] En arrivant à l'îlot Duflot croit toucher au porc, mais s'appuyant sur l'aviron du bateau-passeur pique une tête imprévue. Bonne fée où es-tu ? / [D] Il profite de cet incident pour prendre un premier bain qu'il eût volontiers commandé plus chaud. / Nivière et le grand Georges s'informent de l'accident. Verdier s'est flanqué un rude coup au genou en volant au secours de son frère. Ô fée ! / [D] Mme G. trouve Duflot dégouttant. / [D] Verdier a été chercher chez Seurin un autre pantalon à son frère. / [D] Et aussi une autre vareuse. Nivière & Georges assistent au rhabillage. / [D] Ne sachant que faire Gustave flanque sur le hangar peint à neuf, des placards de boue sèche, mais ce travail dont l'utilité est contestable lui attire les réprimandes de sa moitié. / [D] Promenade à 2 vers Bougival pour tâcher d'apercevoir la fée invisible hélas. Puis retour & rentrée. [D : rangement du canot] Louis aide au placement, dans le premier dessous. Le chat sourit mais ne se mêle de rien. / [D] Adieux chaleureux à la Bande, la petite Brésilienne disparaît sous son chapeau, mais pour un moment seulement. / [D] On va s'habiller pour partir, la mère Seurin nous accoste : “Ah ça c'est pas tout ça, qu'est-ce que vous commandez pour votre dîner ? - Nous ne dînons pas”. Nez de la susdite qui n'a pas paraît-il la bosse de la sagacité ».
Outre les épisodes détaillés et les diverses péripéties des parties de canotage, les baignades, les parties de pêche, les réunions amicales, les galanteries avec les dames, les promenades, les repas, les boissons, les jeux (billard, quilles, ballon…), les danses et parties de musique, les acrobaties et démonstrations de gymnastique, nos auteurs ont représenté sur leurs aquarelles et dessins des lieux et des personnalités qui font de cet album un intéressant témoignage : l'île de Croissy, l'hôtel restaurant de SEURIN (vues extérieures, la salle à manger, le billard, les chambres, les bosquets, le chien Tape-à-l'oeil), le père et la mère Seurin, le bateau-passeur et le passeur Louis (au « nez bourbonien »), l'île en hiver, le bateau-machine, les péniches et chalands, la gare Saint-Lazare et les voyages en train, les gares de Rueil et Chatou, les rives de la Seine de Bezons au Pecs, Rueil, l'auberge de GIE à la Machine de Marly, visite de la Villa Disderi en cours de construction, la maison FOURNAISE à Chatou, les liqueurs du Pecq, les petites femmes venant de Paris en quête d'aventures, le pont du chemin de fer, le gendarme de Rueil, les machines du Pecq, l'orme de Sully au Pecq, la buvette de FONTAINE au Pecq, l'auberge Au Poisson rouge chez MAURICE le pêcheur, le photographe DISDERI pêchant à la ligne, le château de Félix Solar et les maisons d'Auguste Lireux et d'Odilon Barrot à Bougival, le pont de Croissy, l'omnibus de la gare de Rueil, les baigneurs et baigneuses, l'auberge de SOUVENT (décorée de peintures de Corot, Français, Daubigny…), feu d'artifice vu de l'île de la Chaussée et bal de la Grenouillère (29 juillet 1860), passage vers l'île avec le père Deux, « bal des Canotiers situé dans l'île », l'Avenue des Tilleuls, bal à Chatou, atelier d'encre photographique de Kelp, le barrage vers Bezons, passage de l'écluse, déjeuner à Maisons-Laffitte, déjeuner chez Disderi (120 avenue de Paris à Rueil), pêche chez Marco à Chatou, feu d'artifice au pont de Chatou, régates à Bougival, fête de Bougival (4 août 1861 : feu d'artifice, baraques foraines, bal des canotiers), restaurant de Machin À l'Orme de Sully au Pecq, bains pour dames de Bas-Prunay, barrage de Marly, l'affluence aux bains de la Grenouillère, fête de Chatou (18 août 1861), restaurant de l'île d'Aligre, feu d'artifice sur l'île de Croissy, etc.
CANOTIERS.
Album de 676 dessins avec légendes manuscrites, 1859-1861 ; album in-fol. (55 x 44 cm) de 172 pages (plus couvertures) sur lesquelles sont collés 676 dessins de dimensions diverses, dont 555 aquarelles, 41 lavis, 65 dessins à la plume et 15 au crayon (effrangures et déchirures à plusieurs ff., qqs mouill.).
PRéCIEUX DOCUMENT, VéRITABLE BANDE DESSINéE SUR LES DéBUTS DE LA MODE DU CANOTAGE SUR LA SEINE ET DES BAINS AUTOUR DE CROISSY ET à LA GRENOUILLèRE, ET SUR LES PAYSAGES DES BORDS DE SEINE QUELQUES ANNéES AVANT L'ARRIVéE DES IMPRESSIONNISTES. Les deux auteurs de cet album sont un certain VERDIER, le principal rédacteur, dont on apprendra qu'il a étudié à la pension Savary à Passy, qu'il demeure 8 rue Taitbout et qu'il travaillera aux agrandissements de Rueil, et son ami Oscar DUFLOT, qui épouse en 1861 une Éléonore.
Ce sont les deux héros de ces souvenirs de canotage autour de Croissy (Yvelines), de joyeux drilles, qui aiment les plaisanteries, comme en témoignent les légendes des dessins, souvent émaillées de citations littéraires, de références théâtrales ou opératiques.
Leur canot se nomme Le Rouge et le Noir (ils portent une casquette rouge et noire, chemise rouge et veste noire), mais ils utilisent d'autres canots : le Bul Bul (ou Bull Bull), le Kankan et le Petit Poucet. Leur quartier général, pour la table et le coucher, est chez SEURIN-TRUMEAU, À l'Île de Croissy, « pêcheur, marchand de vins, restaurant, chambres meublées, matelottes & fritures, batelier passager », dont 4 factures sont collées dans l'album.
Se joignent à nos deux héros de nombreux amis et dames (parfois désignés par leur prénom : Francisque, Albert, Pauline, etc., des surnoms ou des initiales, comme Mme C.G.), parmi lesquels Nivière, Carcano, les Kelp (de Rueil), Laurenceau (ou Laurençot), Fessard, Pussey, Martini, Mme Mally, Mme Blanc, les journalistes Paul Dollingen, Devernay et Charles Yriarte, Fadard(t), Gustave Leroux, de Perceley, Gancel, Minaux, Henry Herbin, Henry Turpin, Argy, etc.
L'album s'ouvre sur la fin de la partie du Dimanche 23 octobre 1859 (2 dessins), puis les parties du 30 octobre (40e) et du 6 novembre (41e). Suivent les 26 parties de 1860, du 6 mai au 28 octobre. Après des « Souvenirs de Croissy » (1858-1860), vient l'Année 1861, du 21 avril (1re partie) à la 13e partie du 29 septembre 1861, qui termine l'album.Citons intégralement les deux premières parties des 6 et 13 mai 1860, avec mention des dessins [D].
6 mai : « Départ 10h 35 Gare St Lazare. [D : la queue devant le guichet St Germain, Chatou, Rueil].
Rencontre de Jules - Emmanuel, Henry & quelques autres. Eh bien vous allez encore à Croissy - Et votre canot - Amusez-vous bien - Bonjour - Au revoir - Adieu. / [D : l'arrivée] A peine arrivés à la station de Chatou nous tombons dans les bras de la Bande Albert, Paulin, Loulou & Cie. Grande émotion dans le pays. / [D : sortie du canot du hangar] Le canot fait de l'eau. Il faut bien le vider un peu. / [D : arrivée sur l'île] Grand vent - après une courte promenade on doit procéder à un second videment. Et de deux. / [D : promenade] Dans l'île du côté du petit bras. V. Duflot, entends-tu gueuler les rossignols, on ne s'entend plus, c'est dégoûtant. / [D] Verdier a dessiné les saules ornés d'avirons, pavillon & gaffe & autres ustensiles qui ne concernent pas leur état… normal. / [D] Vue intérieure du canot pouvant remplacer une boutique à poisson. Il va falloir le vider. Et de trois. / [D] Le canot amarré - vue des propriétés de Bougival. / [D] Vidons-le donc. / [D] Rencontre de la Bande Albert & Cie - le sexe faible se flanque par terre pour la plus grande joie des 2 équipiers, qui, s'ils ont les pieds à l'eau, ont la tête en feu. / [D : les 2 matelots sur le canot retourné] Il n'y a plus que ce moyen à employer pour être à peu près sec du bas. / [D] Coupe du R et Noir & des 2 matelots qui n'ont jamais été autant sur l'eau. / [D] Tiens voilà la Bande qui saut-de-moutonne. / [D] On paie alors l'absinthe à Pierre & à Seurin. / [D] Attente à la station de Chatou. Rencontre d'Henry, Gustave, Marty, Georges & Emmanuel.
On reparle du Bal de l'hiver ». 13 mai : « [2 dessins de femmes] Souvenir d'hiver, folie agréable dont les grelots résonnent encore dans la tête de Verdier. / [D : compartiment de train] Pussey monte avec nous. Départ 10 h 35 m. temps couvert, vent, vagues, soleil. / [D : façade de Seurin-Trumeau] Un pantalon pour la Blanchisseuse. / [D] Il est bon d'avoir des amis partout ou le chat qui a la queue coupée. / [D] Il y a bien encore un peu d'eau mais il faut que le canot soit magnifique. / [D] Réparation du gouvernail par Seurin. Ceci nous met en retard & nous allons être grondés. / [D] Attente au bord et perte momentanée d'un aviron folâtre. / [D] Vers Chatou. Enfin !...
La voilà la belle des belles, des fleurs des champs ornent sa tête si chère & nos coeurs battent plus fort que la vague le long du frêle esquif ! / [D : scène de boisson] à Bougival chez Mad. Blanc.
On prend la bière avec plus de joie que des croque-morts.
La gaîté la plus vive règne en ce séjour aimé des Dieux, où une fée bienfaisante a bien voulu visiter des mortels. / [D] Prise de cassis chez Gié. Verdier a demandé des voisines croquantes sans penser que pour lui cela faisait double emploi. Tape-à -l'oeil qui nous a suivis n'a pas soif - au contraire. Le jeune Charles s'exerce pour la fête du 15 août où il espère gagner une timbale ou une montre d'argent [le chien pisse et un gamin monte à un arbre]. / [D] Disderi dans sa voiture à Bougival. - Hélas - tout a une fin, notre bon génie nous quitte & nous allons, privés de son influence tutélaire, être en butte à tous les maux ! / [D] En arrivant à l'îlot Duflot croit toucher au porc, mais s'appuyant sur l'aviron du bateau-passeur pique une tête imprévue. Bonne fée où es-tu ? / [D] Il profite de cet incident pour prendre un premier bain qu'il eût volontiers commandé plus chaud. / Nivière et le grand Georges s'informent de l'accident. Verdier s'est flanqué un rude coup au genou en volant au secours de son frère. Ô fée ! / [D] Mme G. trouve Duflot dégouttant. / [D] Verdier a été chercher chez Seurin un autre pantalon à son frère. / [D] Et aussi une autre vareuse. Nivière & Georges assistent au rhabillage. / [D] Ne sachant que faire Gustave flanque sur le hangar peint à neuf, des placards de boue sèche, mais ce travail dont l'utilité est contestable lui attire les réprimandes de sa moitié. / [D] Promenade à 2 vers Bougival pour tâcher d'apercevoir la fée invisible hélas. Puis retour & rentrée. [D : rangement du canot] Louis aide au placement, dans le premier dessous. Le chat sourit mais ne se mêle de rien. / [D] Adieux chaleureux à la Bande, la petite Brésilienne disparaît sous son chapeau, mais pour un moment seulement. / [D] On va s'habiller pour partir, la mère Seurin nous accoste : “Ah ça c'est pas tout ça, qu'est-ce que vous commandez pour votre dîner ? - Nous ne dînons pas”. Nez de la susdite qui n'a pas paraît-il la bosse de la sagacité ».
Outre les épisodes détaillés et les diverses péripéties des parties de canotage, les baignades, les parties de pêche, les réunions amicales, les galanteries avec les dames, les promenades, les repas, les boissons, les jeux (billard, quilles, ballon…), les danses et parties de musique, les acrobaties et démonstrations de gymnastique, nos auteurs ont représenté sur leurs aquarelles et dessins des lieux et des personnalités qui font de cet album un intéressant témoignage : l'île de Croissy, l'hôtel restaurant de SEURIN (vues extérieures, la salle à manger, le billard, les chambres, les bosquets, le chien Tape-à -l'oeil), le père et la mère Seurin, le bateau-passeur et le passeur Louis (au « nez bourbonien »), l'île en hiver, le bateau-machine, les péniches et chalands, la gare Saint-Lazare et les voyages en train, les gares de Rueil et Chatou, les rives de la Seine de Bezons au Pecs, Rueil, l'auberge de GIE à la Machine de Marly, visite de la Villa Disderi en cours de construction, la maison FOURNAISE à Chatou, les liqueurs du Pecq, les petites femmes venant de Paris en quête d'aventures, le pont du chemin de fer, le gendarme de Rueil, les machines du Pecq, l'orme de Sully au Pecq, la buvette de FONTAINE au Pecq, l'auberge Au Poisson rouge chez MAURICE le pêcheur, le photographe DISDERI pêchant à la ligne, le château de Félix Solar et les maisons d'Auguste Lireux et d'Odilon Barrot à Bougival, le pont de Croissy, l'omnibus de la gare de Rueil, les baigneurs et baigneuses, l'auberge de SOUVENT (décorée de peintures de Corot, Français, Daubigny…), feu d'artifice vu de l'île de la Chaussée et bal de la Grenouillère (29 juillet 1860), passage vers l'île avec le père Deux, « bal des Canotiers situé dans l'île », l'Avenue des Tilleuls, bal à Chatou, atelier d'encre photographique de Kelp, le barrage vers Bezons, passage de l'écluse, déjeuner à Maisons-Laffitte, déjeuner chez Disderi (120 avenue de Paris à Rueil), pêche chez Marco à Chatou, feu d'artifice au pont de Chatou, régates à Bougival, fête de Bougival (4 août 1861 : feu d'artifice, baraques foraines, bal des canotiers), restaurant de Machin À l'Orme de Sully au Pecq, bains pour dames de Bas-Prunay, barrage de Marly, l'affluence aux bains de la Grenouillère, fête de Chatou (18 août 1861), restaurant de l'île d'Aligre, feu d'artifice sur l'île de Croissy, etc.